Les cultures de dérobées mellifères à quoi ça sert ?

cultures de dérobées mellifères

En 2011, le GAPS (Groupement des apiculteurs professionnels des Savoie) et la Chambre d’agriculture 73-74 se sont donnés comme objectif de mettre en place des cultures de dérobées mellifères dans les pays de Savoie, tous les secteurs comportant des cultures pouvant s’inscrire dans le projet régional de développement rural et apicole Rhône-Alpes : étude sur l’état des ruchers, impacts phytosanitaires, impact des cultures mellifères, etc… Cette démarche s’inscrit dans un travail partenarial initié dès 2007 avec le GAPS et l’ADARA (Association pour le développement de l’apiculture en Rhône-Alpes). 

 

Les cultures de dérobées sont un couvert de plusieurs espèces à fort potentiel de production de pollen et de nectar (phacélie, vesce, avoine, tournesol, trèfle…), semé en juillet-août après la culture principale (blé ou orge notamment) de l’année permettant d’obtenir une parcelle fleurie de fin août à l’entrée de l’hiver. 

 

Ces cultures peuvent être :

  • Récoltées comme fourrage. Il faut noter cependant que la moutarde et le colza donne un goût néfaste au lait et est interdite dans le cahier des charges IGP savoyardes.
  • Détruites durant l’hiver ou, ce qui est préférable, avant le gel (soit de décembre à mars) pour permettre l’implantation de la culture de printemps suivante (maïs…). Le résultat de la destruction (par broyage le plus souvent) maintient le sol couvert en attendant la culture suivante. 

 

Les objectifs sont les suivants :

  • Protection des sols (lessivage, gel, érosion) par la mise en œuvre d’un couvert végétal après récolte de céréale à paille.
  • Amélioration des sols (lutte contre les parasites avec la moutarde blanche et la phacélie, fixation de l’azote avec le trèfle de perse, le trèfle incarnat et la vesse, décompactions du sol avec le radis fourrager).
  • Refuge pour la faune (zone d’herbes hautes, refuge pour les rapaces, les ongulés et les petits mammifères).
  • Source de nourriture pour les insectes et les oiseaux (ressource pollinique et mellifère pour les pollinisateurs et particulièrement les abeilles sauvages et domestiques, ressource de graines pour les oiseaux avec le tournesol).
  • Limitation des intrants (pas d’application de phytosanitaires ou d’engrais avant la culture)
  • Intérêt paysager (fleurissement des paysages agricoles jusqu’à fin octobre).