Faites la rencontre de notre cheffe cuisinière Clara !

Découvrez notre cheffe cuisinière Clara, qui nous concocte de délicieuses recettes toute l’année avec la Raclette de Savoie IGP !

 

D’où viens-tu, qui es-tu, que fais-tu dans la vie ?

Cuisinière dijonnaise libre et gourmande.

Cuisinière depuis 6 ans, car après 4 années à exercer l’architecture sur Paris et dans un contexte de crise dans le bâtiment, j’ai décidé de me reconvertir. J’ai passé un CAP cuisine en formation pour adultes. Après le diplôme j’ai voulu voir jusqu’où je pourrais aller dans ce domaine. Quelques petites expériences à Paris et d’autres beaucoup plus fondatrices à Dijon et ces environs m’ont conforté dans mon envie de continuer.

Dijonnaise, car j’y suis née et j’y suis revenue, pour ma famille et la ville, notamment la richesse de son territoire.

Libre par mon parcours hors de sentiers battus. Actuellement je suis sur un projet de création d’un restaurant.

Gourmande dans le sens premier du terme et parce que je ne me lasse pas de découvrir dans le domaine de la cuisine.

 

Comment est venue l’envie de devenir cuisinière ?

La cuisine est rentrée dans ma vie progressivement. Je faisais des gâteaux au chocolat comme beaucoup d’enfants, car je suis gourmande.

Mais c’est plus tard à l’époque où j’exerçais comme architecte que l’envie a grandi. J’ai créé une cantine pour mes collègues, je venais tous les lundis avec mon barda et je cuisinais pour 12 architectes affamés dans une petite cave qui faisait office de salle déjeuner. À ce moment-là j’ai goûté à l’adrénaline des services et impossible de m’en défaire !

 

Comment définirais-tu ta cuisine ?

J’ai une cuisine instinctive, raisonnée et créative. J’aime par exemple arriver chez des copains, de la famille, ouvrir un frigo et imaginer les possibles. C’est infini et c’est ça qui est formidable, partir des bases classiques et les transgresser. Impossible de se lasser et de lasser ses convives. Raisonnée, car aujourd’hui, il est primordial d’être sensible aux contextes dans lesquels on travaille : la saisonnalité, la localité et la valorisation des produits. Ma cuisine est aussi créative, toujours dans cette volonté de surprendre, d’emmener les palais vers des saveurs, des accords inconnus.

 

T’es-tu inspiré d’un chef ou d’un pays pour tes créations culinaires ?

Pas vraiment. C’est un des avantages aujourd’hui avec les réseaux sociaux : L’ouverture sur le monde. Elle est certes virtuelle et sans saveur, mais elle déclenche des envies et de la curiosité. J’aime piocher dans les différents univers de la gastronomie, du bœuf bourguignon au katsudon japonais, l’inspiration est partout.

 

Ta plus belle rencontre gastronomique à ce jour ?

Le vol au vent qu’avait fait ma mère lors d’un repas de famille. Une pâte feuilletée faite maison croustillante, une garniture fondante, une sauce qui venait lier le tout, j’en garde encore toutes les saveurs.

 

La recette ou réalisation dont tu es la plus fière ?

J’ai un rituel depuis quelques années, c’est de réaliser la galette des rois. Je me mets toujours un peu la pression, car c’est assez technique, il faut une parfaite harmonie entre la frangipane et la pâte feuilletée. Quand on la met au four on ne sait jamais qu’elle sera le résultat final, c’est aussi ça qui est formidable en cuisine. La surprise à la dégustation. Et puis surtout il faut que visuellement cette galette soit belle, qu’elle en jette quand on l’apporte sur table, c’est le côté parfois un peu narcissique du cuisinier.

 

Avec quels produits aimes-tu travailler ?

Ça sera plus simple de citer les produits que j’apprécie moyennement, et je crois que ça se limite aux tripes et aux sardines

 

Tes chefs préférés ?

Il y a d’abord le chef anglo-israélien Yotam Ottolenghi, il a rendu populaire la cuisine levantine avec des recettes simples, mais tellement gouteuses.

Le chef suédois Magnus Nilsson, pour sa sensibilité et son approche locale et presque ancestrale. Il a une cuisine très créative, mais on sent qu’il rend toujours hommage à ces racines, il est profondément ancré dans son territoire et a profondément mise en lumière la cuisine nordique.

Jeremy Fox, un chef californien qui fait un travail sur les légumes incroyable.

Et je finirais, par une jeune cheffe française Manon Fleury, une cuisinière engagée à bien des égards. Aujourd’hui, il est difficile de cuisiner sans être militant. Et puis sa cuisine (que je n’ai jamais gouté) semble sensible, presque modeste, mais terriblement inspirée.

 

Ton péché mignon, que tu adores manger ?

Le flan pâtissier en boulangerie